Les noms de Dieu et leur impact sur le croyant
Les noms de Dieu représentent toujours une autorévélation de sa personne. Ainsi, par les différents noms qu’il se donne lui-même, il s’abaisse à communiquer avec nous par un langage qui nous est compréhensible. Ainsi peut on parler de langage «anthropomorphique» lorsque Dieu emploie des images, des mots ou des concepts que l’homme est capable d’appréhender, afin que nous puissions saisir quelque chose de sa nature.
De nos jours, il est vrai, le nom ou le prénom d'une personne établit son identité, sans signification particulière marquante, du moins pour la plupart des gens. Dans la Bible, on attribue au nom une grande importance car il y a une relation directe entre le nom et la personne, sa nature profonde qu’il a pour but de révéler. Il exprime la personnalité à tel point que, savoir le nom de quelqu’un, c’est le connaître intimement et même en un sens avoir prise sur lui.
Nous en avons un exemple frappant dans le récit de Genèse 32, lorsque Jacob lutta avec l'ange qui lui apparut :
Genèse 32:29 "Jacob l’interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là."
Dans un autre endroit, nous retrouvons le même comportement devant l'ange de Dieu :
Juges 13.17/18 "Et Manoach dit à l’ange de l’Éternel: Quel est ton nom, afin que nous te rendions gloire, quand ta parole s’accomplira? L’ange de l’Éternel lui répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Il est merveilleux."
Une traduction dit : C'est un mystère, c'est à dire une chose cachée.
Juges 13:18 "L’Ange de l’Éternel lui répondit : Pourquoi demandes tu mon nom ? C’est un mystère."
Selon la Parole de Dieu, connaître le nom signifie : entrer dans le secret de la personne qui le porte, la connaître intimement, donc établir avec elle une relation privilégiée. Jésus dit des choses très importantes dans le domaine de la connaissance réciproque :
Jean 10:14 "Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent."
Jean 10.2/4 "Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix."
Jésus dit : "Je connais mes brebis et elle me connaissent." Et encore "Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent". Si vous voulez être entendu d'une personne que vous appelez dans une foule, il vaut mieux que vous connaissiez son nom. Lorsque nous prions Dieu, nous ne parlons pas à un être inconnu. Nous invoquons Celui que nous connaissons.
Psaumes 9:10 "Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel!"
Il est écrit :
"... quiconque invoquera le nom du Seigneursera sauvé." Romains 10:13
Nous pourrions traduire le verset 14 de ce passage de la façon suivante « Comment invoqueront-ils celui qu'ils ne connaissent pas ? La connaissance du Nom de Dieu affermit notre confiance en Lui."
Proverbes 18:10 "Le nom de l’Éternel est une tour forte; Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté."
Que Dieu nous accorde un esprit de révélation dans sa connaissance, au moyen des noms qui lui sont attribués dans la Bible, afin d'établir avec lui une véritable communion, une relation réelle et intime.
Dans l'ancienne alliance, le mystère de Dieu n'est pas pleinement révélé, mais en Jésus-Christ, le voile qui ferme l'accès au lieu très saint se déchire et nous avons une libre entrée dans la présence de Dieu. Un des noms donné à Jésus est justement celui dont il est dit qu'il est "merveilleux" ou "admirable" selon les versions bibliques...
Esaïe 9:6 "Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom, Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix."
En Christ, le Dieu mystérieux et merveilleux, nous est pleinement révélé. Il est Emmanuel, c'est à dire "Dieu avec nous" Les noms donnés à Dieu dans la Bible El = Dieu. Sous ce nom, Dieu est nommé plus de 3600 fois dans la Bible. C'est celui que nous prononçons nous-mêmes le plus souvent. Jésus appelait son Père : "Mon Dieu" ... Les psalmistes l'emploient aussi fréquemment :
Psaumes 57:5 "Élève-toi sur les cieux, ô Dieu! Que ta gloire soit sur toute la terre!"
Psaumes 57:7 "Mon cœur est affermi, ô Dieu! Mon cœur est affermi; Je chanterai, je ferai retentir mes instruments."
Dans les langues cananéenne et chaldéenne, Dieu se disait "El" et les descendants d’Abraham devaient se servir de ce nom commun pour désigner leur divinité. Aujourd'hui, dans les cultes païens, le nom "dieu" est attribué à de nombreuses divinités, représentées sous différentes formes, souvent féminines : des déesses. D'autre part certains parlent de l'être suprême, du grand esprit, de l'être invisible. Etc. En fait, pour beaucoup il s'agit d'un dieu "inconnu" que l'on vénère parfois bizarrement ou que l'on ignore ou encore que l'on combat en voulant nier son existence. Nous devons connaître le Dieu en qui nous croyons et que nous invoquons :
Psaumes 9:10 "Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel !"
La Parole de Dieu, la Bible, nous enseigne à ce sujet et c'est par elle que nous pouvons acquérir la meilleure connaissance du Nom de Dieu. Dans la Bible, le nom "El" prend un caractère tout nouveau. De nom commun, il devient nom propre, le nom du Dieu unique et incomparable, seul vrai Dieu.
Esaïe 45:5 "Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu ..."
Pour bien souligner ce caractère d'un Dieu unique, le nom "El" = Dieu, s’accompagne toujours d’une épithète qui souligne un aspect, une vertu du même Dieu: El-Schaddaï - El-Elion - El-Olam - El-Ganna - El-Hai Nous en verrons la signification un peu plus loin. Dieu s'est toujours révélé par un nom qui définit sa nature. Lorsque nous lisons les noms de Dieu dans notre langue, nous ne réalisons pas toujours toute la signification et la puissance qu'ils renferment, parce que justement chez nous le nom n'a pas de signification particulière. Mais dans la Bible, et surtout pour Dieu, le nom a un sens précis. Par exemple, lorsque Dieu a établi formellement son alliance avec Abraham, il s'est présenté à lui sous le nom d’El-Schaddaï : Dieu Tout-Puissant : Genèse 171/8. Cela signifiait qu’El Schaddaï, a le pouvoir de tenir et d'accomplir sa promesse.
Les noms qui sont donnés à Dieu révèlent mieux que tout autre chose, qui il est, quel est son pouvoir, sa nature et ses vertus.
1. Elohim
Est certainement l’une des plus anciennes appellations du Dieu de la révélation. Ce nom se trouve dans les récits bibliques de la création et de l’époque patriarcale. La Bible seule connaît ce terme.
NB : ce nom est de nos jours utilisé par certaines sectes pour démontrer que Dieu en tant qu’Elohim est la preuve qu’en réalité, il n’y a pas un « dieu » mais des extra terrestres, des « Eloha » qui ont crées les êtres humains et toutes les autres créatures terrestres. (la secte des Raeliens)
Elohim est dérivé d’une racine signifiant "être fort, puissant". Ce nom du Dieu puissant convient particulièrement au Dieu Créateur selon les deux premiers chapitres de la Genèse, où il est constamment employé. Il revient 2312 fois dans l’Ancien Testament.
Le nom "Elohim" comme nous l’avons vuest un pluriel, c’est celui d’Eloha. Il désigne l'unité parfaite du Père, du Fils et de l'Esprit Saint. Les trois en un.
Genèse 1:26 "Puis Dieu [Elohim] dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance…"
Genèse 3.22: "l’homme est devenu comme l’un de nous..."
Il est remarquable de constater que le nom "Elohim" qui est un pluriel d'excellence, réunissant toutes les perfections divines, est associé à des verbes au singulier : Elohim "créa" (du mot hébreux : bara’)
Genèse 1:1 "Au commencement, Dieu [Elohim] créa les cieux et la terre."
Le nom EL et ses composés :
Pour revenir au nom primitif "El", lorsqu'il désigne le nom du Dieu unique et incomparable, il s’accompagne toujours d’une épithète qui souligne un aspect, une vertu du même Dieu :
El-Schaddaï : Dieu Tout-Puissant, Genèse. 17.1 – Celui pour qui tout est possible, rien en effet, n'est impossible à Dieu. Par ce nom, Dieu se révèle comme le Dieu qui a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Bien que ce nom révèle la toute-puissance de Dieu, nous ne devons pas le comprendre dans une perspective engendrant de la peur, mais plutôt dans une optique de bienveillance.
Illustration : La grâce réparatrice de Dieu replace Abraham en Ge 17 sur le terrain de la foi. Après 13 ans de silence (conséquence de la déviation de foi du patriarche concernant les relations avec Agar et la naissance d’Ismaël), Dieu renoue ses relations avec Abraham en se révélant à lui comme le Dieu Tout-Puissant (El Schaddaï) et en lui intimant l’ordre: « Marche devant ma face », c’est-à-dire: « Ne prends plus dans tes mains ce qui doit rester entre les mains de ton Dieu, et sois intègre » (variante: sois parfait! car du moment que ta vie est entre mes mains, moi, le Dieu Tout-Puissant, j’en fais quelque chose de parfait).
Et Dieu lui promet par une alliance éternelle de le faire croître abondamment, car derrière Abraham il y a sa postérité qui est Christ #Mal 3:16. - Que les générations passent, que les siècles s’écoulent, l’alliance ne faillira pas.
El-Elion : Dieu Très Haut, Gn. 14.18
– Dieu souverain, Celui qui est élevé au dessus de toutes créatures, célestes, terrestres, infernales. Qui donc la haut peut se comparer à lui ? Zacharie 4:6et 7 dit ceci « Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Eternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Eternel des armées. Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle ! » Aucune puissance, aucun pouvoir, aucun esprit, rien dans l’univers ne peut se comparer à lui ! Aucun ne lui est semblable, rien ne lui est égal,
Qui es tu montagne de maladie ? Tu seras aplanie.
Qui es tu malédiction ? Tu seras aplanie
Qui es tu stérilité ? Tu seras aplanie ! Mon Dieu est le Dieu très haut, élevé au dessus de toi. Dominant sur toi, écrasant ton pouvoir
El-Olam - Dieu de l’Éternité, Gn. 21.33 – Celui qui n'a ni commencement ni fin. Le Dieu d’éternité = El Olam, le Dieu des âges. Par ce nouveau nom de Dieu, Abraham apprend que, lors même que les circonstances varient, Dieu cependant demeure le même à toujours. Il est l’invariable. Malachie 3:6 «Car je suis l’Eternel, je ne change pas ; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés. » Jacques 1:17 « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. »
Même si la crise économique est aigue, même si la situation sociale est complexe, Mon Dieu est toujours le même depuis l’éternité passée, jusqu’à l’éternité à venir, IL NE CHANGE PAS ! Son pouvoir demeure inchangé.
AS : Ne regarde donc pas ce qui se passe autour de toi mais plutôt à celui qui est le même hier aujourd’hui et éternellement. Aussi je voudrais te dire que si son pouvoir ne change pas, sa nature aussi ne change pas. Voila pourquoi, sa sainteté est la même encore ! Ce qu’il a condamné hier, il le condamne encore aujourd’hui. Le péché continue d’être son ennemi juré quelque soit son apparence et c’est pourquoi le croyant doit continuer de se sanctifier
El-Ganna- Dieu Jaloux, Ex. 20.5 – Celui qui aime d'un amour exclusif. "Nul ne peut servir deux maîtres" dit Jésus. On ne peut aimer Dieu et aimer ce qui est ennemi de Dieu. Dans le langage d’aujourd’hui, nous associons naturellement la jalousie à de l’envie. Mais le Dieu jaloux révélé dans la Bible n’a rien à voir avec la conception que nous en avons généralement. La jalousie de Dieu se rapporte à son amour pour les hommes. Le comble de la jalousie de Dieu se trouve manifesté dans le fait qu’il a donné son Fils unique. La jalousie de Dieu va également dans le sens où il nous appelle à l’aimer en retour et à nous détourner de tout ce qui pourrait nous éloigner de Lui.
El-Hai - Dieu vivant, Jos. 3.10 – Celui qui est par lui-même. Celui de qui vient toute vie.
El-Elohé-Israël= «Dieu d’Israël» (Genèse 33.20)
Dieu est le Dieu de tous ceux qui l’acceptent comme tel. Néanmoins, dans le cadre de ce que l’on appelle la «révélation progressive», il se présente comme étant le Dieu d’Israël, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Il a choisi de se révéler dans l’histoire au sein d’un peuple particulier, appelé à le faire connaître aux autres.
2. L'Eternel - Yahvé
Yahvé, est le nom le plus employé dans l’Ancien Testament : 6499 fois. Il est rendu en français par l’Éternel. Il se présente sous la forme d'un quatre consonnes Y H V H qu’on appelle le TETRAGRAMME. C’est par YaH VeH, ou Yahvé, qu’il convient de le traduire, et non par le mot "Jéhovah". Il apparaît pour la première fois, lorsque l'Éternel apparaît à Moïse dans le buisson en feu et lui révèle sous quel nom Israël devait le servir.
Exode 3.13/16 "Moïse dit à Dieu: J’irai donc vers les enfants d’Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. Mais, s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël: Celui qui s’appelle "je suis" m’a envoyé vers vous. Dieu dit encore à Moïse: Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël: L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’envoie vers vous. Voilà mon nom pour l’éternité, voilà mon nom de génération en génération."
Y.H.V.H est le nom sacré que les juifs ne prononçaient pas, car il exprime l'essence même de la nature de Dieu : "Je suis". Ils devaient lui substituer le mot Adonaï = Seigneur. C’est pour permettre la lecture du nom ineffable que ceux qui ont écrit les textes de l'Ancien Testament eurent l’idée d’accompagner les 4 consonnes Y H V H des voyelles appartenant au substantif Seigneur : Adonaï. Le lecteur juif ne s’y trompait pas; il savait qu’il avait sous les yeux 2 mots en 1, l’un tout en voyelles et l’autre tout en consonnes.
Plus tard, les traducteurs chrétiens transcrivirent fautivement par "Jéhovah", exprimant ainsi un seul mot là où il y en avait deux. YHVH, ou Yahvé, est traduit d'une manière plus juste par l'Éternel, qui exprime son vrai sens : "Celui qui est". Il est le Dieu unique qui est de toute éternité, sans commencement ni fin, éternel. La racine du nom "Yahvé" est à la fois "être" et "vivre". Celui qui est vivant. Ce nom exprime deux choses en particulier : la nature de l’Être éternellement présent (Je suis), qui est à l’origine et au terme de toute existence, Dieu unique, incomparable, sans limitation, l’affirmation de la fidélité divine, dont la parole est immuable, éternelle, à son image. Immortalité, vérité et fidélité sont réunies en Yahvé. Il nous est impossible de comprendre cette dimension divine, mais il nous est possible de le croire. C'est par la foi ... Hébreux 11.
D’autres expressions composées avec le nom de Yahvé complètent la révélation de la providence divine et de son salut.
- Yahvé-Jiré, "L’Éternel pourvoira" Ge 22.13-14
- Yahvé-Rapha, "l’Éternel qui te guérit" Ex 15.26 = «l’Eternel qui guérit» (ou te guérit, Exode 15.25-26)
La guérison dans la Bible couvre des domaines différents, ceux de l’âme et du corps. L’Eternel invitait les Israélites à reconnaître que c’était lui qui les guérissait, et personne d’autre. C’était lui qui leur accordait la santé.
- Yahvé-Nissi, "L’Éternel ma bannière" Ex 17.15 = «l’Eternel mon étendard» (Exode 17.8-15)
Dieu est celui qui se présente comme étant l’étendard, la bannière de celui pour qui le peuple de Dieu se bat et pour qui Dieu se bat.
-Yahvé- Shammah= «l’Eternel est là» (Ezéchiel 48.35)
Souligne l’omniprésence de Dieu, le fait qu’il est partout présent.
-Yahvé Hossénou= «l’Eternel notre créateur» (Psaume 95.6) Affirme que la source de toute vie est en Dieu.
-Yahvé- Mekkaddishkem= «l’Eternel qui vous sanctifie» (Exode 31.13; Lévitique 20.8; 21.8; 22.32; Ezéchiel 30.12)
Présente Dieu comme source de toute sainteté et comme la finalité de toute sainteté
- Yahvé-Schalom, "L’Éternel Paix" Jud 6.24
- Yahvé-Raah, "L’Éternel mon berger" Ps 23.1 = «l’Eternel mon berger» (Psaume 23.1)
Cette présentation de Dieu en tant que berger véhicule en soi un nombre considérable de qualités appartenant au Seigneur. L’image du berger suscite des pensées telles que la protection, la nourriture, les soins, la conduite, etc.
- Yahvé-Tsidkenu, "L’Éternel notre justice". Jer 23.6.
En vérité, l’Éternel, le Dieu vivant et rédempteur répond à tous les besoins de notre être.
3. Adonaï = Seigneur
C'est le nom qui marque la souveraineté absolue de Dieu, sur toutes choses et sur toute créature. Il se présente dans la Bible comme celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté.
Éphésiens 1.11 "Qui lui dira que fais-tu ?"
Esaïe 45.5/9 "Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre, Hors moi il n’y a point de Dieu; Je t’ai ceint, avant que tu me connusses. C’est afin que l’on sache, du soleil levant au soleil couchant, Que hors moi il n’y a point de Dieu: Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre. Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, Je donne la prospérité, et je crée l’adversité; Moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses. Que les cieux répandent d’en haut Et que les nuées laissent couler la justice! Que la terre s’ouvre, que le salut y fructifie, Et qu’il en sorte à la fois la délivrance! Moi, l’Éternel, je crée ces choses. Malheur à qui conteste avec son créateur! -Vase parmi des vases de terre! -L’argile dit-elle à celui qui la façonne: Que fais-tu? Et ton œuvre: Il n’y a point de mains?"
Romains 9.18/21 "Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté? O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi? Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil ?"
Ce nom Adonaï = Seigneur, est aussi donné à Jésus-Christ et à l'Esprit de Dieu, précisant leur souveraineté réciproque dans une unité parfaite : Père, Fils et Saint-Esprit (voir les études suivantes : La personnalité du Seigneur Jésus-Christ et La personnalité du Saint-Esprit). Elohim et ses dérivés, Yahvé et ses composants, Adonaï, sont des noms qui contiennent en eux les différentes vertus de Dieu :
Dieu est esprit. Si certains prophètes ont une révélation de Dieu, personne ne l'a vu réellement, ni son visage, ni sa personne.
Dieu est amour, il est bon, patient, miséricordieux, compatissant, bienveillant ... Il a toutes les qualités de l'amour parfait.
Dieu est juste. Il n'y a aucune injustice en Lui, ni de favoritisme ... Il juge avec justice.
Dieu est saint. Il est séparé du péché, il est parfaitement pur, il ne peut même pas être tenté par le mal.
Dieu est lumière. Il n'y a point en lui de ténèbres ...
Dieu est immuable, Il n'y a en lui ni changement, ni ombre de variation. Il demeure éternellement le même.
Dieu est éternel. Il n'a ni commencement, ni fin. "Il est", tout simplement.
Enfin, il y a un nom que nous prononçons avec un sentiment très particulier à l'égard de Dieu, c'est celui de "Père". Abba, Père.
L'expression "Dieu le Père" se trouve souvent dans les paroles du Seigneur Jésus-Christ et les écrits de ses apôtres.
1 Corinthiens 8:6 "néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul "Dieu, le Père", de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes."
C'est le nom de Dieu par excellence qui nous est révélé en Jésus-Christ, son Fils, c'est celui que nous pouvons prononcer avec assurance. En premier lieu, nous devons considérer Dieu comme le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi que l'appellent les apôtres Paul, Pierre et Jude Jésus lui-même se plait à souligner cette filiation : « ... mon Père qui est dans les cieux." Matthieu 7.21 – 11.27 Il prie Dieu en l'appelant "Père", c'est à dire "Abba" en araméen : Matthieu 11.25/26. Il appelle Dieu son propre Père, dans une expression que les juifs comprenaient bien : sa réelle filiation divine avec Dieu, sa nature divine de Fils de Dieu.
Jean 5:18 "A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu."
Jésus proclame ainsi son origine divine. Nous pourrions relever tous les passages dans lesquels Jésus présente Dieu comme son propre Père, environ cinquante fois dans les quatre Évangiles, mais citons simplement une de ses dernières prières :
Matthieu 26:39 "Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux."
« Dieu notre Père » Jésus l'a affirmé à plusieurs à plusieurs reprises à ses disciples en leur disant : Votre Père qui est dans les cieux, votre Père céleste. Matthieu 5. 16, 45,48, etc.
Jean 20:17 "Jésus lui dit : Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu."
Le Seigneur Jésus-Christ nous invite à considérer Dieu comme "Notre Père céleste" : Ton Père qui voit dans le secret ... Notre Père qui est dans les cieux ... Votre Père qui donne de bonnes choses à ses enfants qui les lui demandent. Lorsque vous priez dites : "Notre Père qui es dans les cieux", etc.
Il y a dans notre conversion et notre foi en Jésus, une réalité spirituelle qui se produit : Nous naissons enfants de Dieu, par l'action du Saint-Esprit : Jean 1.12.13. Cette réalité spirituelle est indispensable pour entrer dans le royaume de Dieu : Jean 3.5. Si Jésus est Fils de Dieu, par sa nature divine, nous le sommes par adoption.
"Dieu nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté." Éphésiens 1:5
Romains 8.15 : C'est en nous. Ce n'est pas seulement écrit dans la Bible, mais ça l'est aussi dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous rend conscients de notre filiation avec Dieu notre Père céleste.
"Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!" Galates 4.6.
Nous savons que nous sommes maintenant enfants de Dieu, non seulement parce qu'Il nous le dit dans les Écritures, mais parce que le Saint-Esprit en rend témoignage à notre cœur ! Jean 1.12/14 – 3.1/6.
Romains 8:15/16. "Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba ! Père! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu."
Il nous vient alors tout à fait spontanément d'appeler Dieu "Notre Père", lorsque nous prions, comme nous l'enseigne le Seigneur Jésus-Christ : Matthieu 6. C'est le privilège merveilleux de tout enfant de Dieu, que de pouvoir appeler le Dieu Très-Haut : "Abba, Père" Mais cela engage aussi des responsabilités :
"Si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage." 1 Pierre 1: 17.
"Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu." 2 Corinthiens 6:18
Les principaux noms de Dieu dans le Nouveau Testament
1-Théos
Qui veut dire « Dieu » et est l’équivalent néotestamentaire de Élohim ou de Yahweh. Tite2.13
2-Kurios
Qui veut « seigneur » et est l’équivalent néotestamentaire d’Adonaï qui est souvent utilisé pour remplacer Yahweh qu’on n’osait pas employer par crainte du nom de Dieu. Kurios identifie Jésus au Yahweh/Adonaï de l’Ancien Testament. Jean20.28
3-Despotes
Qui signifie « maître » et est quelque fois traduit par « seigneur souverain ». Luc2.29 ; Actes4.24 ; Apocalypse6.10
4-Abba
Qui signifie « père » et décrit la relation spéciale d’un croyant avec Dieu. Jean4.23 ; Romains8.15
Les principaux noms du Nouveau Testament pour désigner Jésus
1-Emmanuel
Qui signifie « Dieu avec nous » et qui se réfère à l’incarnation de Christ. Matthieu1.23 (Voir également Jean1.14 qui explique la présence de Dieu en Christ)
2- Yeshua
Yeshua est le vrai nom de notre Seigneur et sauveur. Jésus n’est pas et n’a jamais été le nom de notre sauveur mais comment est on arrivé là ?
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Comment «Yeshua» est devenu «Jésus» |
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La première lettre du nom ("Jésus") Yeshua est le yod. Yod représente le "Y" en hébreu sonore. Beaucoup de noms dans la Bible qui commencent par yod sont mal prononcé par les anglophones parce que le yod dans ces noms a été transcrit dans les Bibles en anglais de la lettre "J" plutôt que de "Y". Cela s'est fait parce que, au début de l'anglais la lettre «J» a été prononcée la façon dont nous prononcer "Y" aujourd'hui. Tous les noms propres dans l'Ancien Testament ont été transcrits en anglais selon leur prononciation hébraïque, mais quand la prononciation anglaise est décalée par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui, ces transcriptions n'ont pas été modifiées. Ainsi, ces toponymes hébreux que sont : Yous-ru-sha-LA-Yim, Yous-ri-HO, et Yar-DEN se sont fait connaître à nous comme Jérusalem, Jéricho et la Jordanie, et des noms hébreux personnelles telles que yo-NA, yi-SHAI, et Yous-SHU-un se sont fait connaître à nous comme Jonas, Jesse, et Jésus. Le yod est la plus petite lettre de l'alphabet hébraïque, ce qui explique pourquoi Yeshua l'a utilisé dans sa phrase célèbre de Matt 5:18: «Jusqu'à ce que le ciel et la terre passent pas un yod (" iota "dans le texte grec) ou un(1) kots passera de la Torah. " Pour l'accent, Yeshua a incorporé dans cette parole une expression bien connue en hébreu: lo 'yod ve-LO ko-TSO shel yod, «pas un yod et non une« épine »d'un yod», c'est-à-dire que « même la plus insignifiante, la plus petite et la chose qui est apparemment sans aucune importance ». Yeshoua déclare ainsi que le ciel et la terre disparaîtront plutôt que la plus petite lettre de l'alphabet hébreu, ce qui voudrait dire simplement que la Torah («Loi» ou «Enseignement») de Moïse n'aurait jamais cessé d’être et ne passerait donc jamais. Le deuxième son du nom de Yeshua est appelée tsé-RE, et se prononce presque comme la lettre «e» dans le mot «nette». Tout comme le "Y" son de la première lettre est mal prononcé en anglais d'aujourd'hui, de même le son de la voyelle première dans le nom «Jésus» aussi. Avant que le nom hébreu «Yeshua» a été transcrit en anglais, il a d'abord été transcrit en grec. Il n'y avait aucune difficulté à la translittération du son tsé-RE depuis l'ancienne langue grecque avaient un équivalent lettre qui représente ce son. Et il n'y avait pas de réelle difficulté à transcrire cette même voyelle d'abord en anglais. Les traducteurs des premières versions de la Bible en anglais transcrirent le tsé-RE présent dans Yeshua avec un "e". Malheureusement, ceux qui parlaient plus tard l’anglais prononcèrent à tort ce «e» comme dans «me» lisez « mi » pour les francophones, et donc la première syllabe de la version anglaise de Yeshua est venue à être prononcé "Jee" c'est-à-dire Ji au lieu de "Yeh". C'est cette prononciation qui produit de tels euphémismes blasphématoires comme «Gee» et «Bon sang". Depuis Yeshua est orthographié «Josué» et non «Jésus» dans la plupart des versions anglaises de l'Ancien Testament (par exemple dans Esdras 2:2 et 2 Chroniques 31:15), on obtient facilement l'impression que le nom n'est jamais mentionné dans l'hébreu Ecritures. Pourtant, «Yeshua» y apparaît vingt-neuf fois, et c'est le nom d'au moins cinq personnes différentes et un village dans le sud de Yéhouda («Juda»). Contrairement à la première période biblique, il y avait relativement peu de noms différents en usage chez la population juive de la Terre d'Israël à l'époque du Second Temple. Le nom Yeshoua était l'un des noms les plus communs de sexe masculin dans cette période, à égalité avec Eleazer pour la cinquième place derrière Simon, Joseph, Juda, et John. Près d'un sur dix des personnes connues de la période a été nommé Yeshua. Le premier son de la seconde syllabe de Yeshua est le "sh" sonore. Il est représenté par la lettre hébraïque shin. Cependant le grec, comme beaucoup d'autres langues, n'a pas de "sh" sonore. Au lieu de cela, la meilleure prononciation approximative, le grec sigma, a été utilisé lors de la transcription "Yeshua" comme dans "Iesus". Les traducteurs de la version anglaise du Nouveau Testament ont fait la transcription grecque du nom hébreu, au lieu de retourner à l'original hébreu. C'était doublement regrettable, d'abord parce que le "sh" sonore existe en anglais, et ensuite parce que en anglais, le son «s» peut passer à la lettre "z" du son, qui est ce qui s'est passé dans le cas de la prononciation de "Jésus". Le quatrième son écouté du nom Yeshua est le "u" ou « ou » en français, comme dans le mot «true» prononcé « trou » en français. Comme les trois premiers sons, ce qui a également fini par être mal prononcé, mais dans ce cas ce n'est pas la faute des traducteurs. Ils ont transcrit ce son avec précision, mais l'anglais n'est pas une langue phonétique et «u» ne peut être prononcé que d’une seule façon. À un certain point le "u" en "Jésus" est venu à être prononcé comme dans "cut" prononcé « cœut » en français c'est-à-dire le son « œu » dans cœur ou sœur ou œuf par exemple, et alors nous disons "Jee-zuhs." prononcé «Ji-sœus » en français Le son "a" de Yeshua se prononce comme dans le mot «papa». Elle est suivie par une gutturale produite par la contraction des muscles de la gorge inférieure et rétracter la langue racine une tâche moins familière pour les anglophones. Dans une exception à la règle, la voyelle "a" associé à la dernière lettre "ayin" (le guttural) est prononcé avant, et non après. Bien qu'il n'y ait pas d'équivalent en anglais ou toute autre langue indo-européenne, il est quelque peu semblable à son dernier dans le nom du compositeur «Bach». Dans cette position, il est presque inaudible à l'oreille occidentale. Certains Israéliens prononcent ce dernier son et d'autres pas, en fonction de quel lieu de la dispersion de leurs familles ils sont revenus. Cependant, l’académie de la langue hébraïque, gardienne de la pureté de la langue, a décidé qu'il devrait être prononcé et les israéliens présentateurs de radio et de télévision sont tenus de le prononcer correctement. Il n'y avait aucune lettre pour les représenter, et donc ces sons cinquième et sixième ont été retirés de la transcription grecque de "Yeshua", la transcription à partir de laquelle les Anglais «Jésus» est dérivé.
Alors d'où vient le "s" final de "Jésus" vient-il? Les Noms masculins en grec normalement se terminent par une consonne, généralement avec un «s», et moins fréquemment avec un "n" ou "r". Dans le cas de "Iesus», les Grecs ajouté un sigma, le son «s», pour fermer la parole. La même chose est vraie pour les noms Nicodème, Judas, Lazare, et d'autres. Les Anglophones ont fait un autre changement de la prononciation originale du nom de Jésus. Français met l'accent sur «Je» plutôt que sur «sus». Pour cette raison, le "u" a raccourci dans sa prononciation anglaise de «uh» ou « ouh ». En Occident, le nom d'un enfant est souvent choisi pour sa sonorité agréable, ou parce qu'un autre membre de la famille l’a porté. Les Juifs de l'époque du Second Temple ont également nommé d'après la famille (Luc 1:59-63). Cependant, presque tous les noms juifs ont un sens littéral. Parfois cela se voit dans les noms anglais aussi, comme Scott (une personne de l'Ecosse), Johnson (fils de Jean), et Baker (machine à pain). Mais avec des noms hébreux, il est la règle plutôt que l'exception. Le nom Yeshoua signifie littéralement Le Salut de L'Eternel, ou le salut qui vient de l'Eternel. En conclusion, la translitération de la Bible hébraïque a la version grecque concernant ce nom a échoué, le nom « Iesus » n'existe nulle part en hébreu et en grec et ne signifie absolument rien. Le nom obtenu grâce à de multiples traductions et de changements de prononciation et qui donne finalement «Jésus» a obscurci le nom authentique «Yeshua». Il a changé le message véhiculé par ce nom puissant de Yeshua et a opéré un changement radical d’identité en passant de l’hébreu au grec. |
Que faire maintenant que nous savons la vérité ? Selon Jacques 4:17 « Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. »
Ainsi, hier dans mon ignorance, j’appelais mon sauveur par un nom qui n’est pas le sien et maintenant qu’il m’a donné son vrai nom que ferais je ? Je l’appellerai désormais ainsi !
Rappelons-nous la parole que le Seigneur Tout Puissant (El-Shaddaï) adressa à Abraham : "Marche devant ma face et sois intègre !" Genèse 17.1
Que Dieu nous bénisse et nous donne d’utiliser cette modeste connaissance pour avancer avec lui et entrer dans vos promesses

