En apparence, l’hyperactivité peut paraître très valorisante pour la personne qui en est victime, mais en réalité à force de courir après le temps, on finit par passer à côté de l’essentiel, c'est-à-dire des plans de Dieu pour notre vie.
Les motivations de la personne hyperactive peuvent d’ailleurs être très honorables, un désir véritable de servir Dieu, d’être engagée pleinement dans son œuvre ou de se sentir utile… Une question se pose alors : à partir de quand l’hyperactivité commence-t-elle ?
Il est important de réaliser tout à nouveau que Dieu donne à chacun ,un ou plusieurs talents selon ses capacités, c’est pourquoi pour telle personne, assumer la charge de deux services sera possible alors qu’une autre se sentirait très vite submergée, dépassée. Chaque service est aussi différent quant à l’implication, au temps qu’il demande pour le mener à bien.
Tout commence par l’envie de servir et d’être utile, on intègre un service voire plusieurs rapidement. Au moment où l’on s’engage, on pense vraiment être capable d’arriver à honorer ses promesses ; seulement, voilà, de fil en aiguille, on croule sous le travail et avec l’expérience, on réalise que ce service demande plus de temps que ce que l’on imaginait. Les moments de stress augmentent de plus en plus, alors on s’accroche et peu à peu on est amené à faire des choix pour trouver plus de temps libre.Et malheureusement, il faut bien l’avouer ce sont souvent les moments d’intimité avec notre Dieu que sont la méditation de sa parole et la prière qui en font les frais. Le temps passé à prendre soin de soi et de sa famille en prend lui aussi un coup : les tensions avec nos proches sont de plus en plus fréquentes voire quotidiennes tout comme les sautes d’humeur et même lorsque l’on est en vacances, on a toujours l’impression de courir, on ressent une pression, une fatigue constante. On s’aperçoit alors que notre efficacité dans le travail pour Dieu est à déplorer et ce malgré notre implication.
Et hop, nous venons de passer le cap de l’hyperactivité pour arriver à celui du « burn out .». Pour rappel : « le « burn out » est un épuisement physique, psychologique et intellectuel. C’est le stade ultime du stress. Il survient progressivement et se manifeste par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats palpables. »
Je pense qu'il peut exister aussi un « burn out » dans l'église, j'ai connu des gens très engagés avec Dieu et qui avaient du potentiel et surtout qui étaient disponibles pour le service, et qui progressivement se sont éloignés de Dieu à cause de cette hyperactivité. Malheureusement, on constate dans beaucoup d’églises que par rapport au nombre de fidèles, peu de gens servent concrètement Dieu. Il est vrai que trouver le service pour lequel on est appelé n’est pas toujours évident, mais avec la volonté et la conduite de Dieu, cela est possible et puis il y a aussi des services qui sont accessibles à tous. Du coup, ce sont souvent les mêmes personnes qui sont investies dans le service du ménage, de la garderie, de l’école du dimanche etc.
Les pasteurs voyant le sérieux et la motivation de ces personnes, les sollicitent alors pour d’autres services et il faut l’avouer parfois nous ne savons pas dire non et disons oui instinctivement. Voilà comment on peut arriver à des situations extrêmes où l’on a l’impression de se noyer dans le peu de temps que nous offre une journée.
Au-delà de cette hyperactivité, il y a plusieurs dangers qui planent à l’horizon et la mort spirituelle est en tête : à force d’être dans l’activité, le mouvement, on ne réfléchit plus et l’on fait les choses mécaniquement en oubliant l’essentiel ,qui est de faire la volonté de Dieu. Au départ on sert Dieu et au final dans le service, on oublie celui que l’on sert, on le délaisse, on s’éloigne de lui et on se retrouve en position de vulnérabilité. Il y a aussi certains problèmes de couple qui peuvent être exacerbés face à ces conduites ,voire des familles qui éclatent car ses membres peuvent se sentir délaissés, négligés , la communication devenant inexistante et avec le temps qui passe des maris et des femmes peuvent devenir de parfaits inconnus.
Dans de telles situations, il y a toujours un moment où l’on prend conscience : « que les choses nous échappent ». C’est à cet instant qu’il faut se ressaisir, remettre notre vie entre les mains de Dieu et se recentrer sur lui. Dieu est celui qui sait parler à nos cœurs de la meilleure des façons qui soit, encore faut-il l’entendre et agir en conséquence, parfois ce sera de prendre la décision de tout arrêter le temps de se retrouver avec Dieu pour petit à petit reprendre peut-être un seul service, mais le faire au maximum de nos compétences.
Je crois qu’il nous faut toute la sagesse de Dieu pour prendre les bonnes décisions et être dans l’œuvre qu’il nous a destinée car on peut très vite passer à côté.
J’aimerais laisser deux versets sur vos cœurs qui je crois peuvent faire toute la différence dans notre vision du service pour Dieu.
« Il y a un moment pour tout, un temps pour toute chose… » Ecclésiaste Ch3 v1
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » Jean Ch4 v34
Caroline QUERCY
(Transmis par Samuel FOUCART)
Les motivations de la personne hyperactive peuvent d’ailleurs être très honorables, un désir véritable de servir Dieu, d’être engagée pleinement dans son œuvre ou de se sentir utile… Une question se pose alors : à partir de quand l’hyperactivité commence-t-elle ?
Il est important de réaliser tout à nouveau que Dieu donne à chacun ,un ou plusieurs talents selon ses capacités, c’est pourquoi pour telle personne, assumer la charge de deux services sera possible alors qu’une autre se sentirait très vite submergée, dépassée. Chaque service est aussi différent quant à l’implication, au temps qu’il demande pour le mener à bien.
Tout commence par l’envie de servir et d’être utile, on intègre un service voire plusieurs rapidement. Au moment où l’on s’engage, on pense vraiment être capable d’arriver à honorer ses promesses ; seulement, voilà, de fil en aiguille, on croule sous le travail et avec l’expérience, on réalise que ce service demande plus de temps que ce que l’on imaginait. Les moments de stress augmentent de plus en plus, alors on s’accroche et peu à peu on est amené à faire des choix pour trouver plus de temps libre.Et malheureusement, il faut bien l’avouer ce sont souvent les moments d’intimité avec notre Dieu que sont la méditation de sa parole et la prière qui en font les frais. Le temps passé à prendre soin de soi et de sa famille en prend lui aussi un coup : les tensions avec nos proches sont de plus en plus fréquentes voire quotidiennes tout comme les sautes d’humeur et même lorsque l’on est en vacances, on a toujours l’impression de courir, on ressent une pression, une fatigue constante. On s’aperçoit alors que notre efficacité dans le travail pour Dieu est à déplorer et ce malgré notre implication.
Et hop, nous venons de passer le cap de l’hyperactivité pour arriver à celui du « burn out .». Pour rappel : « le « burn out » est un épuisement physique, psychologique et intellectuel. C’est le stade ultime du stress. Il survient progressivement et se manifeste par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats palpables. »
Je pense qu'il peut exister aussi un « burn out » dans l'église, j'ai connu des gens très engagés avec Dieu et qui avaient du potentiel et surtout qui étaient disponibles pour le service, et qui progressivement se sont éloignés de Dieu à cause de cette hyperactivité. Malheureusement, on constate dans beaucoup d’églises que par rapport au nombre de fidèles, peu de gens servent concrètement Dieu. Il est vrai que trouver le service pour lequel on est appelé n’est pas toujours évident, mais avec la volonté et la conduite de Dieu, cela est possible et puis il y a aussi des services qui sont accessibles à tous. Du coup, ce sont souvent les mêmes personnes qui sont investies dans le service du ménage, de la garderie, de l’école du dimanche etc.
Les pasteurs voyant le sérieux et la motivation de ces personnes, les sollicitent alors pour d’autres services et il faut l’avouer parfois nous ne savons pas dire non et disons oui instinctivement. Voilà comment on peut arriver à des situations extrêmes où l’on a l’impression de se noyer dans le peu de temps que nous offre une journée.
Au-delà de cette hyperactivité, il y a plusieurs dangers qui planent à l’horizon et la mort spirituelle est en tête : à force d’être dans l’activité, le mouvement, on ne réfléchit plus et l’on fait les choses mécaniquement en oubliant l’essentiel ,qui est de faire la volonté de Dieu. Au départ on sert Dieu et au final dans le service, on oublie celui que l’on sert, on le délaisse, on s’éloigne de lui et on se retrouve en position de vulnérabilité. Il y a aussi certains problèmes de couple qui peuvent être exacerbés face à ces conduites ,voire des familles qui éclatent car ses membres peuvent se sentir délaissés, négligés , la communication devenant inexistante et avec le temps qui passe des maris et des femmes peuvent devenir de parfaits inconnus.
Dans de telles situations, il y a toujours un moment où l’on prend conscience : « que les choses nous échappent ». C’est à cet instant qu’il faut se ressaisir, remettre notre vie entre les mains de Dieu et se recentrer sur lui. Dieu est celui qui sait parler à nos cœurs de la meilleure des façons qui soit, encore faut-il l’entendre et agir en conséquence, parfois ce sera de prendre la décision de tout arrêter le temps de se retrouver avec Dieu pour petit à petit reprendre peut-être un seul service, mais le faire au maximum de nos compétences.
Je crois qu’il nous faut toute la sagesse de Dieu pour prendre les bonnes décisions et être dans l’œuvre qu’il nous a destinée car on peut très vite passer à côté.
J’aimerais laisser deux versets sur vos cœurs qui je crois peuvent faire toute la différence dans notre vision du service pour Dieu.
« Il y a un moment pour tout, un temps pour toute chose… » Ecclésiaste Ch3 v1
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » Jean Ch4 v34
Caroline QUERCY
(Transmis par Samuel FOUCART)

