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Lumière sur le baptême de l'esprit et le don des langues1

 Regard et lumière
 
…sur le baptême de l’Esprit et le don des langues, le surnaturel et la sanctification… …Pour l’amour, l’unité, et l’équilibre du peuple de Dieu.
 
Collection ÔR VÉ SHALOM Michel Cournoyer 

Avant-propos
 
Ce petit document contient essentiellement les lumières, réponses et vérités révélées dans la Parole, que le Seigneur, dans son immense bonté, a bien voulu me donner, suite à ma perplexité et à mes interrogations concernant les sujets énumérés dans le « si long titre » du livre... Ayant connu moi-même une grande libération et une grande bénédiction par les réponses reçues de Dieu au fil des ans, je désire en faire bénéficier les croyants et les Églises qui sont dans le besoin par rapport à ces sujets, ainsi que tous ceux qui voudront bien aborder le document avec un coeur ouvert. Il est bon d’être assoiffé de la pensée de Dieu, qui tient à démystifier, à l’intérieur du corps de Christ, toute la problématique qui a entouré le cas du baptême de l’Esprit et du don des langues, des dons spirituels en général, en rapport avec la sanctification. Ma prière est que beaucoup de frères et soeurs, qui ont été perturbés ou atrophiés par certains enseignements et usages provenant de la tradition des hommes, en reçoivent un grand soulagement, la délivrance et la liberté que Dieu veut leur accorder, et par le fait même de la joie et de l’encouragement. Ce que Dieu veut, c’est de nous sortir définitivement de toute polémique concernant ces sujets et de nous affranchir de tout ce qui ne cadre pas avec sa Parole, sa pensée, sa justice ; le Seigneur désire ardemment nous éclairer et nous guérir. Vous remarquerez que ce qu’Il m’a donné, suite à ma recherche intense de sa vérité et aux nombreuses questions que je Lui ai posées directement, équivaut à une position d’équilibre sur toute sa Parole, et qui se situe plus dans la souplesse de l’amour, de la grâce et de la liberté, que dans le dogmatisme qui malheureusement nous afflige si souvent. Je suis reconnaissant envers le Seigneur pour sa fidélité et sa patience à répondre à mes questions. C’est pourquoi mon coeur aspire à ce que plusieurs membres du corps de Christ puissent aussi être réjouis et édifiés, par la merveilleuse vérité biblique qui libère et affermit les cœurs. Vous découvrirez aussi que ce document ne contient aucune nouvelle doctrine ou vérité nouvelle; seulement des vérités qui sont tout à fait claires dans la Bible, mais qui ont été oubliées ou déformées avec le temps. Ce document pourra aussi être utile pour la période de l’Eglise qui s’en vient, en particulier pour les groupes et les régions qui désirent un renouvellement de l’Esprit, et qui connaîtront la persécution... Les instructions du Seigneur qui y sont contenues pourront contribuer à rassembler les croyants, à garder les nouveaux groupes chrétiens dans la ligne droite de la Parole et de la Sainteté de Dieu, en nous aidant à éviter les excès, extrémismes, déviations, déformations ou rajouts, qui emmènent inévitablement la confusion, la souffrance et la division dans l’Eglise. De plus, la vérité de Dieu nous aidera toujours à être plus unis et conciliants dans l’ensemble du corps de Christ, peu importe nos ascendants confessionnels. L’important, c’est que nous soyons capables de nous remettre en question, quand il le faut, de respecter les convictions des autres, de demeurer dans la prière, et de nous adresser directement à Dieu, pour vérifier si ce qu’on nous dit « est conforme aux Ecritures ». L’essentiel n’est pas d’être absolument d’accord sur tout, en particulier quand il ne s’agit pas des doctrines fondamentales de la foi, mais d’être capable de nous aimer, même avec certaines petites convictions différentes sur des points secondaires. Que le Seigneur nous couvre de sa lumière, de sa paix et de sa joie.
 
INTRODUCTION
 
Afin que tous les chrétiens se sentent, se sachent et soient égaux et à l’aise dans l’Église (locale et universelle), il importe de bien scruter les Écritures et d’obéir aux enseignements de l’apôtre Paul (ou plutôt de Dieu…) à propos du don des langues (ou don de parler en langues), comme c’est le cas pour tous les autres dons et aspects de la vie chrétienne. Au départ de mon cheminement et de ma recherche spirituelle, il y avait ces deux grandes questions fondamentales : « Qu’est-ce vraiment que le baptême du Saint-Esprit ? Qu’est-ce vraiment que le don des langues ?… » Si on croit et admet que le Nouveau Testament est entièrement « Parole éternelle de Dieu », nous sommes tenus de l’aborder dans la perspective de l’éternité : éternité = maintenant à jamais ; éternité = il y a 2000 ans = hier ; éternité = toujours aujourd’hui… En lisant donc la Parole de Dieu comme si elle avait été écrite hier (ou ce matin, ou il y a 5 minutes), ne sommes-nous pas placés devant l’évidence que le parler en langues est un don spirituel disponible et pouvant être accordé encore aujourd’hui, comme c’est le cas pour tous les autres dons et attributs spirituels, et cela depuis le début de l’Eglise ? Ne s’agirait-il pas d’un cadeau de Dieu qui pourrait être utile, s’il est employé adéquatement et selon les directives de l’apôtre Paul ? Mais la Parole ne démontre-t-elle pas de plus clairement que l’utilisation du don des langues, comme celle de tout autre don, ne doit pas devenir une démonstration publique, une façon de se mettre en évidence, ou une cacophonie, qui risque fort de déranger les croyants qui n’ont pas reçu ce don, de même que les gens qui nous visitent ? L’opération de ce don, comme pour tous les autres dons, ne doit-elle pas se faire sur une base d’amour et de respect envers les autres, et par conséquent, dans un contexte d’humilité et de sainteté ? Actuellement, deux attitudes sont vécues par rapport au don des langues : d’une part, il est l’objet de mépris et de refus ; d’autre part, une telle emphase est mise sur ce don, ou exagération de son importance par rapport à tout le reste de la vie chrétienne, que cela provoque un déséquilibre et une grande confusion…(Voir 1 Corinthiens 13 : 1). L’important n’est pas toujours ce qu’on nous a dit, ou ce que nous pensons personnellement, mais ce que Dieu pense et dit lui-même dans sa Parole. Dieu prend toujours un grand plaisir à nous accorder sa vérité quand on la recherche vraiment et qu’on va directement à Lui. Quant à moi, Il m’a littéralement « converti » sur une foule de points, chassant l’obscurité qui était en moi, par son admirable lumière, si douce et bienfaisante, avec tout le cortège de liberté et de paix qu’elle emmène. Je vous invite donc à me suivre dans mon cheminement avec Dieu à cet égard, dont le fruit a été consigné dans ce petit livre, écrit sur une période de sept ans, résultat de ma recherche et de ma quête de certitudes. Cher frère et ami lecteur, je sais bien que ce qui est énoncé dans les premiers chapitres de ce document, peut ne pas correspondre à ce que tu as cru ou à ce qu’on t’a appris. Mais, pour ton propre bénéfice, et celui de l’Église, n’arrête pas ta lecture… Lis jusqu’à la fin, c’est le seul moyen que tu puisses recevoir le même cadeau que Dieu m’a donné. Continue, persévère, prie, car je désire ardemment que tu puisses profiter toi aussi des réponses, confirmations, paroles révélées et instructions que le Seigneur m’a accordées sur ces sujets « délicats », et qui sont relatées au fil des chapitres subséquents. C’est vrai que le document commence sur un ton plutôt affirmatif et conclusif, mais, en continuant, tu pourras vivre personnellement tout le dialogue captivant que j’ai entretenu avec Dieu, et qui m’a si richement béni.


Premier chapitre : Le don des langues est-il accordé à tous ?
Si l’on s’en tient aux Écritures elles-mêmes, et aux versets 100% clairs qui suivent, il me semble que nous n’ayons pas vraiment le choix, et que nous ne pouvons que répondre « non » à la question posée ci-haut, sous peine de faire Dieu menteur ! Comme pour tous les autres dons, le parler en langues ne serait donc pas nécessairement attribué à tous les croyants, puisque le Saint-Esprit les distribue de façon variable aux différents membres du corps de Christ, quand Il veut, comme Il veut et à qui Il veut…(Voir 1 Corinthiens 12 : 14 à 22)
1 Corinthiens 12 : 4, 7 à 11, 28 à 30 : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit… » « Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit…à un autre la prophétie…à un autre la diversité des langues ; à un autre l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. » « Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes…puis ceux qui ont le don de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. Tous sont-ils apôtres ?…Tous ont-ils le don des miracles ? Tous ont-ils le don des guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » Tout le monde sait bien que la réponse à ces questions est « non ». Ces versets, ainsi que ceux qui suivront, sont tellement clairs, qu’ils ne peuvent être sujets à interprétation particulière. Voici d’ailleurs ce que rapporte notre frère Paul E. Billheimer, dans son livre « L’amour comble les fossés » (Éditions Vida) : « La preuve que le fait de parler en langues n’est pas universel chez les pentecôtistes (comme on le pense généralement) est apportée dans un article étonnant du 22 février 1980 de « Christianity Today ». Sous le titre « Les charismatiques parmi nous », l’article révèle de façon surprenante que seule une petite fraction de ceux qui acceptent le nom de pentecôtistes, a réellement parlé en langues. D’après le sondage, cela ne touche qu’environ un sur six d’entre eux. Cet article écrit par Kenneth S. Kantzer, rédacteur en chef de « Christianity Today », prétend que seul un pentecôtiste sur six (soit à peine 17%) parle en langues. Cela n’a pas constitué une surprise pour les responsables pentecôtistes ou charismatiques. Des études précédentes ont montré que de 50 à 60% des membres de l’église qui acceptent les enseignements pentecôtistes classiques et qui sont membres à part entière d’une confession pentecôtiste, n’ont jamais parlé en langues ! » La réalité confirme donc la Parole de Dieu, qui dit que le Saint-Esprit n’accorde pas un même don à tous. Nous verrons dans les chapitres subséquents comment le Seigneur a pu me révéler et me confirmer tout cela, suite à mes hésitations et à mes questions répétées… 

 Deuxième chapitre : Le don des langues et le baptême de l’Esprit : Un seul tout, ou deux réalités distinctes ?
 
Le baptême de l’Esprit, si l’on s’en tient encore aux Écritures, est non seulement accessible pour tous les croyants, mais obligatoire, car Dieu ne fait pas deux catégories de croyants ; le Saint-Esprit ne crée pas d’élite chrétienne spirituelle, et ne fait pas de favoritisme. Tous ont accès à la puissance du Saint-Esprit. Mais en est-il ainsi du don des langues, qui n’est qu’un don spirituel parmi tant d’autres, dons que le Saint-Esprit distribue à ceux qu’Il désire, selon sa souveraineté et sa connaissance de toutes choses ? La réception d’un don spirituel est un outil que le Seigneur accorde pour Le servir. Une quantité de versets, comme nous le verrons au fil des chapitres, nous indiquent clairement que certains croyants recevront ce don (parler en langues) en même temps que le baptême de l’Esprit, d’autres non. Éphésiens 1 :13 : « En lui vous aussi, après avoir entendu la Parole de vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis… » 1 Corinthiens 12 :13 : « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » Matthieu 3 :11 : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi…Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » La Parole nous enjoint d’être continuellement rempli du Saint-Esprit…Ce n’est pas une option, c’est une recommandation maintes fois répétée pour tous les croyants. S’il fallait que tous ceux qui n’ont pas reçu le don des langues n’aient pas reçu le baptême de l’Esprit, la situation serait vraiment tragique et désespérante pour l’Église… De plus, aucun verset doctrinal ne stipule dans tout le Nouveau Testament qu’il y a un signe spécial pour le baptême de l’Esprit. Et nous savons que les doctrines ne doivent pas provenir des usages, expériences et traditions des églises, mais plutôt de la Parole de Dieu dans son ensemble. La Parole de Dieu doit corriger les mauvais usages que les hommes développent souvent de façon spontanée ou graduelle. Le baptême de l’Esprit et le don des langues sont donc, nous le verrons de façon on ne peut plus claire, par la Parole et les réponses même de Dieu, deux réalités bien distinctes et séparées, mais qui peuvent parfois être reçues en même temps. Si nous gardons l’esprit ouvert, il nous est plus facile de voir combien les Écritures sont pourtant tout à fait claires à ce sujet… Il est vrai que l’expression « baptême du Saint-Esprit » (ou de l’Esprit) a pris au fil des siècles, et surtout des dernières décennies, un sens parfois assez différent d’une dénomination chrétienne à l’autre ; cependant, on peut noter deux significations principales au sein du mouvement évangélique :
 
1) Baptême du Saint-Esprit = réception initiale (accueil) du Saint-Esprit ; le mot baptême prend alors un sens de « première fois », début, inauguration…  Dans ce sens, tout comme la circoncision représentait l’entrée dans l’ancienne alliance, dans le peuple juif, le baptême du Saint-Esprit signifie l’entrée dans le peuple de Dieu. Et comme la circoncision n’arrivait qu’une seule fois, étant un point 6 de départ, le baptême de l’Esprit n’arriverait qu’une seule fois à la nouvelle naissance (Éphésiens 4 :5)… Toujours selon cette signification, on pourrait ajouter que le baptême de l’Esprit est l’entrée réelle dans le corps de Christ, alors que le baptême d’eau serait « l’entrée publique » dans la famille de Dieu (1 Corinthiens 12 :12-13). Le Nouveau Testament semble parfois privilégier cette signification, utilisant indifféremment et de façon interchangeable les expressions « baptême de l’Esprit » et « réception de l’Esprit »…Voici d’ailleurs ce que disait de 1 Corinthiens 12 :12-13, un réputé enseignant biblique juif messianique (chrétien): « Ce passage enseigne clairement que la participation au corps de Christ se fait grâce au baptême par l’Esprit : ce dernier est la seule façon d’y entrer, que ce soit pour le Juif ou pour le Gentil, il n’existe aucune différence sur ce point. C’est là la seule conclusion que nous pouvons tirer de ce passage » (extrait de la causerie: « Les Juifs, les Gentils et les chrétiens »).
 
2) Baptême du Saint-Esprit = être immergé dans la présence de Dieu, être rempli du Saint-Esprit, être revêtu d’une nouvelle onction, recevoir un renouvellement de l’Esprit…  Selon cette signification, on pourrait dire : tout comme le baptême d’eau est une « plongée » dans l’eau, dans la mort et la nouvelle vie en Jésus (Romains 6 :4), le baptême du Saint-Esprit est une « plongée » dans l’eau de l’Esprit, dans la plénitude de l’Esprit (Matthieu 3 :11). Il s’agit donc plus d’une « effusion » spéciale de l’Esprit, et c’est cette approche qu’ont adoptée en général les milieux charismatiques. Pour ma part, c’est aussi l’interprétation que j’avais reçue et adoptée dans les débuts de ma vie chrétienne. Et quand Jean-Baptiste dit de Jésus : « Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu », il y a certainement dans cette expression un sens d’être plongé dans la présence de Dieu, d’être rempli de l’Esprit de Dieu, d’être baptisé dans sa communion et sa lumière… Nous utiliserons donc parfois l’expression « baptême de l’Esprit » d’après cette signification… Aujourd’hui, je crois qu’il y a du vrai dans les deux significations, car il y a dans le Nouveau Testament des versets pouvant tendre vers l’une ou l’autre d’entre elles. Alors, étant donné que l’expression « baptême de l’Esprit » ne signifie pas tout à fait la même chose pour tout le monde, et pour que personne ne soit empêché de recevoir la bénédiction du Seigneur en achoppant sur une signification particulière accordée à cette expression, je vais utiliser la plupart du temps, côte à côte, et quelquefois de façon interchangeable, les deux expressions suivantes : baptême de l’Esprit et effusion de l’Esprit. L’expression baptême de l’Esprit désignera généralement la réception initiale de l’Esprit à la nouvelle naissance (sauf forcément dans le contexte de certaines citations), tandis qu’ « effusion de l’Esprit » sera utilisée pour toutes les interventions (immersions) subséquentes du Saint-Esprit. Nous ne devons pas oublier que le fond du message est plus important que la forme, et que la vérité de Dieu est plus grande que les mots. Lisons avec notre coeur plus qu’avec notre tête. D’ailleurs, la Bible elle-même nous met en garde contre la tendance que nous avons souvent à mettre une extrême emphase sur nos interprétations et l’orthodoxie des mots, au détriment de la véritable connaissance de Dieu et de l’amour fraternel – 2 Timothée 2 :14 : « Rappelle ces choses, en conjurant devant Dieu qu’on évite les disputes de mots, qui ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent »

Maintenant, quelle signification donner à l’expression « effusion de l’Esprit » que nous allons utiliser : le mot effusion vient du mot latin effundere = répandre. Donnons quelques synonymes du mot effusion : épanchement, tendresse, élan…Une effusion est donc un épanchement au sens propre et figuré du terme : effusion de joie, de tendresse, de sang, d’Esprit-Saint…Une effusion de l’Esprit est donc l’action de Dieu de répandre son Esprit de façon spéciale, particulière, abondante, sur une personne ou un groupe de personnes. L’intensité et les effets pourront varier, selon les desseins de Dieu. Donnons encore quelques expressions pouvant nous aider à mieux cerner cette réalité d’une effusion de l’Esprit :

n
Visitation ou intervention spéciale du Saint-Esprit, souffle de l’Esprit…

n
Expérience d’une présence accrue de Dieu…

n
Revêtement spécial du Saint-Esprit, onction…

n
Être rempli du Saint-Esprit (action soudaine)…

n
Être enveloppé par la présence de Dieu, être immergé dans la tendresse et la connaissance de Dieu…etc.  
Il va sans dire que le baptême de l’Esprit, signifiant la réception initiale de l’Esprit, comprend implicitement une effusion de l’Esprit. Cela va de soi : toute réception de l’Esprit (initiale ou subséquente) est en fait une effusion de l’Esprit. De toute façon, nous allons utiliser les deux expressions. Regardons plutôt à ce que Dieu veut nous apprendre de fondamental et à ce qu’Il veut nous donner.

Troisième chapitre : De l’usage du don des langues…

Le parler en langues, généralement, d’après les versets qui suivent, ne doit pas être utilisé dans les réunions de l’assemblée, mais plutôt dans le culte personnel du croyant. Il est clair, en effet, par tous les enseignements de Paul, que le don du parler en langues est accordé pour le culte personnel surtout, et non pas pour un usage en public, à moins que la langue soit comprise par un non-croyant visiteur ou étranger, ou qu’il y ait interprétation du message. Sans une de ces deux conditions, l’apôtre Paul demande de ne pas parler en langues à haute voix dans l’église, puisque personne de toute façon ne comprend rien ; l’église alors n’est pas édifiée mais dérangée. Évidemment, ceux qui ont reçu le don de parler en langues peuvent prier dans leur coeur ou tout bas ; cela est agréable à Dieu et ne dérange pas les autres. Nous savons tous, en effet, que Dieu n’est pas sourd ! Mais allons voir ce que l’Écriture nous dit de faire avec le parler en langues…

1) Définition des langues : 1 Corinthiens 14 : 2 à 5 :  « En effet, celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en Esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langues s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église…Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète pour que l’Église en reçoive de l’édification. »

 
2) Son utilité : 1 Corinthiens 14 : 6 à 12 :  « Et maintenant frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous en parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ?…Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air. Aussi nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui soit sans signification ; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment. »
 
3) Application dans l’église : 1 Corinthiens 14 : 13 à 20 :  « C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter…Autrement, si tu rends grâces par l’Esprit, comment celui qui est dans les rangs des simples auditeurs répondra-t-il Amen à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié. Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ; mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement… »

 
4) Conclusion : 1 Corinthiens 14 : 23 à 28, 40 :  « Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues et qu’il entre de simples auditeurs ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? Mais si tous prophétisent, et qu’il entre un non-croyant ou un simple auditeur…les secrets de son coeur sont dévoilés de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous. Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. » « Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ». En somme, dans l’église, tout en étant ouvert à ce que des membres aient le don des langues, il leur est demandé de se conformer aux directives de Paul dans la Bible et d’utiliser leur don, autant qu’ils le veulent, et de la façon qu’ils le désirent, dans leur culte personnel. Dans notre intimité avec Dieu, nous avons toute liberté… Par ailleurs, nous avons plusieurs versets qui démontrent bien que le don du parler en langues est surtout un moyen de prière et d’édification personnelle ; par ce fait même, il deviendra utile à l’Église, qui bénéficiera des prières et intercessions ainsi faites. --- Romains 8 : 26-27 : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les coeurs connaît la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » --- 1 Cor. chap. 14 : « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même… » « En effet, celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu… » « Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces. » « Car si je prie en langues, mon esprit est en prière… » D’ailleurs, Donald Gee lui-même (originaire de l’Angleterre – 1891-1966), qui fut vraisemblablement le prédicateur et écrivain le plus connu et le plus représentatif du mouvement de Pentecôte mondial, et considéré comme une sommité à l’intérieur de ce mouvement, a clairement indiqué dans ses écrits que le parler en langues général et à haute voix dans une assemblée ou une réunion était une incongruité ; laissons-lui la parole : « Parler diverses langues est aussi regardé comme un ministère défini que Dieu a placé dans l’Église ; mais, selon 1 Corinthiens 14 :5, celui-ci se rapprocherait beaucoup du ministère du prophète quand il est uni au don d’interprétation, comme cela doit toujours être le cas quand on l’exerce dans l’assemblée. » « Oh , le babillage enfantin en langues que nous entendons en certains lieux. Il n’y a là rien de convaincant, ou de merveilleux ou de puissant. » « Pour certains, cela consiste surtout en une décision de jouir pleinement de leurs manifestations personnelles de l’Esprit, en n’importe quelle occasion, sans tenir compte ou se soucier des autres, de leurs sentiments ou de leur bien-être. Cela conduit à des exagérations fréquentes et à des abus des langues et des autres dons du Saint-Esprit. » « Ceci signifie que le facteur qui doit déterminer la conduite de son propriétaire devrait être que ce don produise quelque chose qui produira un résultat vraiment valable pour la plus grande gloire du Donateur. » (Ces citations sont des extraits tirés de deux écrits de Donald Gee, publiés à plusieurs reprises par différentes maisons d’édition).