Prenons d’abord le commandement du « jour du repos » -- Deutéronome 20 : 8 à 11 :
« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »
Par la suite, plus tard, Dieu donnera à Israël un calendrier spécifique, à partir d’une journée précise, avec le nombre de mois, le nombre de jours par mois, le nombre des Fêtes et les dates de ces fêtes chaque année. À partir de ce moment, Israël, et même le peuple Juif en exil, ont toujours suivi ce même calendrier, et le suivent encore aujourd’hui. Par exemple, en ce moment Israël est en l’an 5771 (ce calendrier est toujours en usage de nos jours en Israël). Et à partir du premier jour où le calendrier d’Israël a été institué, le septième jour devenait le jour du repos, qui sera appelé le jour du sabbat (repos). Alors tous les septièmes jours (ou sabbats) depuis ce temps tombent la même journée, et Dieu a même fixé les heures de début et de fin pour les journées en Israël, ce qui inclut cette journée de sabbat : de 18 heures à 18 heures, par rapport à notre heure occidentale! Il ne faut pas oublier que le jour pour Israël commence à 18 heures, au coucher du soleil, contrairement à notre calendrier actuel en Occident, le calendrier grégorien, où le jour commence à 12 heures A.M. (minuit).
Par exemple, aujourd’hui, par rapport à notre calendrier occidental, le sabbat juif (ou jour du repos) se trouve à tomber de notre vendredi 18 heures à samedi 18 heures.
Pour ce qui concerne les calendriers du monde païen, de toutes les civilisations qui se sont succédées sur la terre, les Gentils, et même du monde chrétien depuis Jésus, il y a eu des dizaines et des dizaines de calendriers différents, selon les peuples, les époques, les religions, et la connaissance limitée des gens en astronomie et autres sciences. Il y a eu aussi dans tous ces calendriers des erreurs pour le nombre exact de jours dans l’année, et donc des erreurs dans la date des événements, et des déplacements inévitables dans la place et la suite des journées…
Par exemple, notre calendrier occidental grégorien, qui a remplacé le calendrier julien (romain), comporterait une erreur de calcul dans l’exactitude du nombre de jours par année, de sorte que Jésus serait né non pas en l’an 0, mais en l’an -4 de notre ère!
Dans ce contexte et cet imbroglio, où est le lundi, le mardi…le vendredi, le samedi, le dimanche? Où sont le premier jour et le septième jour? Et bien, ils ont changé de place au fil des siècles, selon les peuples, les religions, et selon la connaissance scientifique plus limitée des temps passés.
Quand les Gentils sont devenus majoritaires au sein de l’Église, ils ont voulu se différencier et se distancer des croyants Juifs, et ils ont alors décidé que le septième jour, ou jour du repos, ne serait pas le même que celui des Juifs, mais que ce serait le lendemain (ce qui a été appelé le dimanche).
Maintenant pourquoi une journée de repos? Même des scientifiques athées aujourd’hui ont découvert que le corps humain n’était pas fait pour travailler 7 jours de suite, qu’il fallait prendre au moins une journée de repos par semaine. Il s’agit donc d’une nécessité biologique pour le corps humain.
Mais la chose la plus importante est d’ordre spirituel.
Dans le commandement, qu’est-ce que Dieu dit : 6 jours de travail et un jour de repos.
C’est tout…Ce n’est que plus tard qu’il a donné un calendrier précis à son peuple…Mais les nations ont toujours eu des calendriers différents.
Dieu a créé le corps humain, et il lui a bien dit qu’il devait se reposer une journée, après une 6 journées de travail. La raison est biologique mais aussi spirituelle. La journée de congé nous donne le temps de reposer notre corps, d’éloigner la maladie et l’épuisement, et aussi de pouvoir disposer de cette journée pour Dieu, « nous reposer avec Dieu », (pour les croyants, nous reposer en Jésus-Christ). Que ce jour soit le lundi ou le vendredi ou le dimanche n’a aucune espèce d’importance ( ni pour Dieu, ni pour nous). Que ce jour soit appelé le mardi ou le jeudi ou le samedi n’a aucune espèce d’importance. Dans les commandements, Dieu a donné un principe, une réalité, pour le bien de l’humanité. Puis il a donné des règles précises pour son peuple d’Israël (la Loi et les commandements).
D’ailleurs en Israël, en plus des sabbats hebdomadaires réguliers, il y avait les sabbats de Fêtes en l’Honneur de l’Éternel. Par exemple, dans la semaine où Jésus a été crucifié et ressuscité, il y a eu deux sabbats (selon les calculs des scientifiques): en rapport à « notre » calendrier actuel, un sabbat de mercredi 18 h. à jeudi 18 h., et un deuxième de vendredi 18 h. à samedi 18 h.
Maintenant, dans la Bible, Dieu dit que personne n’a été capable d’accomplir tous les commandements et toute la Loi divine, sauf…Jésus. Jésus a donc accompli complètement et parfaitement toute la Loi et les Commandements, à notre place et pour nous, et nous emmener ainsi sur un autre terrain, celui de la grâce et de la vie de l’Esprit.
Galates 3 :2 et 5 à 9 :
« Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les œuvres de la loi (ce qui inclut les 10 commandements), que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi? »
« Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi (incluant les 10 commandements – M.C.), ou par la prédication de la foi? Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi (et non par l’observance de quelque loi ou commandement – M.C.), a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi! Ainsi, ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. »
Or, Abraham a vécu avant que soient donnés la loi et les commandements, et toutes les règles à Israël, incluant le sabbat.
Ceux qui pensent devoir suivre le sabbat pour être sauvés enlèvent à Jésus une partie de son « Tout est accompli ». C’est, comme le dit Paul, dans Galates 2 : 15-16 :
« Nous, nous sommes Juifs de naissance (comme c’est le cas pour les Juifs messianiques aujourd’hui – M.C.), et non pêcheurs d’entre les païens. Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la loi (ce qui inclut l’observance du sabbat tel que prescrit aux Juifs – M.C.), parce que personne ne sera justifié par les œuvres de la loi. »
Donc, Dieu nous demande seulement de prendre une journée de congé par semaine, après 6 jours de travail maximum. Il se fout éperdument de quelle journée il s’agit, si cette journée a été déplacé dans la semaine et le temps au fil des siècles et des calendriers, ou comment s’appelle cette journée!!! Il nous demande de nous reposer une journée, et de prendre cette journée pour Lui. C’est tout.
Galates 5 :1 et 6 : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude…Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision (ni le samedi ni le dimanche – M.C.) n’ont de valeur, mais seulement la foi qui est agissante par l’amour. »
Il est bon de lire très très lentement, de lire et de relire toute l’épître aux Galates; elle explique bien qu’on ne peut pas mélanger les deux systèmes de la grâce totalement en Jésus seul, et de l’observance de quelque loi ou commandement. Pourquoi alors des croyants et des églises font-elles tout un plat avec cette histoire de sabbat et de samedi : c’est que l’homme naturel a énormément de difficulté à croire et à recevoir quelque chose de totalement gratuit. Il possède en lui-même une inclination naturelle et charnelle à devoir obéir à quelque chose, à devoir faire quelque chose, à devoir mériter quelque chose! Pour l’homme « naturel », un salut totalement gratuit, auquel il ne peut pas contribuer ni rien ajouter, est une réalité insoutenable!
Maintenant est-ce que les gens qui sont dans des églises « évangéliques » croyant en Jésus pour le salut tout en prenant le jour du samedi (sabbat) comme congé au lieu du dimanche sont perdus? Dieu le sait; cela dépend de ce qui se trouve dans le cœur de chacun. Si le croyant, malgré ce qu’on lui dit par rapport au sabbat, croit dans son cœur qu’il est sauvé totalement et seulement en Jésus, il se retrouve sous la grâce, comme n’importe quel croyant. Bien sur, enseigner que le croyant ne peut être sauvé que par les deux (la foi en Jésus et le jour du samedi -- sabbat juif), est quelque chose de dangereux et d’incorrect. Mail il y a dans toutes les églises de véritables croyants, malgré toutes les erreurs véhiculées par « l’establishment religieux » et les traditions de leurs confessions respectives. Dieu regarde au cœur. Nous n’avons pas toujours cette capacité; c’est pourquoi nous devons être très prudents dans nos jugements et nos généralisations. Pour Dieu chaque être humain est unique, et aura un cheminement unique.
Revenons à l’épître aux Galates, chapitre 3 : 24 à 26 et 29 :
« Ainsi la loi (ce qui inclut les dix commandements – M.C.) a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce précepteur. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ… »
« Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham (qui a vécu avant que soient donnés la Loi et donc les dix commandements – M.C.), héritiers selon la promesse. »
Et que dire de Galates 4 : 9-10 :
« …Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres principes élémentaires auxquels vous voulez vous asservir encore? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années! »
Pour ce qui est des différences d’opinions, de croyances, de doctrines, etc. entre les croyants et les églises, cela fait 2000 ans que ça dure! Ce qui n’empêche pas le Seigneur de bâtir son Église, même avec des « matériaux » plus qu’imparfaits en eux-mêmes, mais rendus parfaits en Lui. Les croyants, et les communautés chrétiennes, vivent, tantôt par la chair, tantôt par l’Esprit. Et quand c’est par la chair, il y a des disputes d’opinions, d’interprétations, des controverses, des divisions, et toutes sortes d’œuvres inutiles ou malfaisantes. L’apôtre Paul explique tout ça dans le Nouveau Testament. C’est pour cela que le Bible nous demande de ne pas nous confier dans les hommes, mais en Dieu seul, qui veut nous guider par son Esprit, grâce à Jésus.
Demeure dans la paix et l’amour de Jésus,
Bénédictions sur toi et ta famille,
Shalom,
Michel Cournoyer
Mission Ôr Vé Shalom
Canada

